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L’EGLISE

 

 

Le 14 avril 1694, un grand incendie se déclara à Onjon dû à l'imprudence d'une femme qui, après avoir chauffé son four, avait transporté dans sa grange des charbons mal éteints : un grand nombre de maisons, l’église et le presbytère, furent la proie des flammes.

 

L'Eglise ne fut pas complètement détruite par l'incendie puisqu'elle montre encore dans l'ensemble de sa construction le style architectural du XVI e siècle.

Cependant les dégâts étaient assez considérables, et les malheureux habitants ne purent terminer les réparations qu'en 1740, c'est-à-dire 46 ans après l'incendie.

Le sanctuaire a été construit sur l'emplacement d'une quatrième travée qui fut supprimée, et l'on se servit des matériaux de l'ancien sanctuaire, qui se prolongeait jusqu’au mur du cimetière. Les fouilles pratiquées lors de sa construction mirent à nu les fondations de l'ancienne église conservées intactes.

Cette église avait été consacrée en 1535 sous le vocable de St. Parre.

 

 

L'Eglise est construite sur un terrain bas, aussi les murs intérieurs sont-ils rongés par l'humidité, et cela malgré les travaux d'assainissement exécutés depuis plusieurs années. Son plan rectangulaire se termine par une abside à trois pans ouverte sur les trois nefs.

 

Les voûtes, d'égale hauteur et à peu près de même largeur, sont à nervure simples pour la nef, avec clefs à rosaces feuillagées pour les bas-côtés. Nous en exceptons la première travée de la nef percée d'un œil-de-bœuf pour la montée des cloches et deux travées du bas-côté Nord portant les monogrammes du Christ et de la Vierge. Seule, la construction du nouveau sanctuaire n'a pas de clefs de voûte.

Les arcs doubleaux et les nervures posent sur des piliers engagés dans les murs de clôture.

Cet édifice reçoit le jour par les fenêtres des travées des bas-côtés, fenêtres divisées par des meneaux dans le style flamboyant du XVIe siècle. Une de ces ouvertures, au Nord, près de la chapelle, a conservé quelques fragments de verrières où se voient deux blasons d'or à trois têtes de Maures bandées d'argent.

En entrant, à droite dans l'église, on voit la cuve baptismale de forme octogonale.

La fenêtre de cette travée est garnie d'un panneau représentant le Père et le Fils, dans une gloire lumineuse, dernier vestige d'une peinture sur verre.

Le chœur commence à la seconde travée où il se ferme par six stalles, et, sur les côtés, par des boiseries qui se prolongent jusqu'au chevet du sanctuaire. Contre le premier pilier du chœur s'adosse la chaire à prêcher.

Aux extrémités de la troisième travée des bas-côtés sont établis, deux autels empiétant sur le passage de ces bas-côtés au sanctuaire. Celui qui occupe le côté méridional est consacré à la Vierge; son retable, très simple, est accompagné de deux colonnes ioniques portant un fronton. De même pour l'autel septentrional, avec cette différence qu'au milieu du retable existe une peinture sur toile représentant l'Assomption de la Vierge.

Notons que PIERRE GROS, sous-chantre de Saint Pierre de Troyes, qui avait d'abord été Curé d'Onjon, légua à cette église une statue peinte de la Sainte Vierge, en pierre dure " avec le tabernacle, pour mettre sur le grand autel d'icelle église " et une peinture sur toile, représentant aussi la Sainte Vierge. Ces objets furent délivrés par ses exécuteurs testamentaires en 1513.

Dans le sanctuaire toutes les nervures des voûtes ainsi que celles des passages des bas-côtés, sont disposées en liernes et tiercerons, et la voûte centrale présente les formes d'une étoile à quatre; branches.

Le maître-autel est adossé au mur du chevet, rétabli en partie à la suite des désastres de l'incendie. Son retable est composé de colonnes portant un fronton sur lequel s'élève un amortissement cintré. A l'aplomb des colonnes, deux pots à feu. Le tableau représente Saint Parre en présence d'Aurélien son juge et son bourreau, signé : P.COSSARD.

De chaque côté de l'autel, deux niches abritent : l'une, la Vierge mère ; l'autre, Saint Parre, cette dernière statue est du XIIIe siècle, mais d'une médiocre exécution.

La petite église d'Onjon a un aspect très pittoresque. Cependant, extérieurement, le chevet du sanctuaire est défiguré par la sacristie établie contre la fenêtre éclairant le passage du sanctuaire.