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Nous trouvons les formes suivantes :

En 1145 UNGIO, - En 1197 HONJON. - En 1200 ONJON.- En 1222

OGNON et OIGNON. - En 1222 OINGNON. - En 1249 ONION. En 1297 ONGOI.

- Au XVIIIéme s. ONJO.

 

Onjon fait partie de la grande plaine de la Champagne pouilleuse : c'est-à-dire que le pays n'est ni accidenté, ni montagneux, ni plat. Le sol présente une assez grande quantité de petits monticules dont le plus élevé atteint à peine 200 mètres. Ces monticules sont en général de très peu d'étendue, ils laissent entre eux des vallées étroites et peu profondes dont plusieurs n'ont pas d'issue. C'est à cause de la grande quantité de ces vallées que le sol, bien qu'étant d'une certaine aridité, produit cependant d'assez bonnes récoltes.

Le village occupe le fond et les pentes d'un vallon ouvert au Nord et au Sud et qui coupe le territoire en deux parties égales. Les limites sont indiquées par des terrains vagues appelés "confins ": on dira par exemple " la confin " de Longsols. - La voie de Troyes à Lesmont et à Montier en Der, comme le nom de Chemin-de-Sorges, dite aussi Chemin-des-Romains, sépare le finage d'Onjon de celui de Piney.

 

Un seul cours d'eau arrose le territoire d'Onjon c'est la rivière « Le Longsols » qui prend sa source à Bouy-Luxembourg. Il coule du Sud au Nord en suivant le fond du vallon qui divise le territoire.

Malheureusement, il se tarit régulièrement.

Nous trouvons dans les archives du 19ème siècle déjà le problème. «  De 1800 à 1840 environ, il a coulé pendant 8 mois. En 1816, il n'a même pas tari. Depuis 1840, il diminue chaque année ».

 

Onjon possédait avec les communes de Bouy, Brantigny, Piney et quelques autres, certains usages et pâturages où de tempe immémorial on conduisait les vaches. Ces usages étaient situés sur le territoire de Piney au lieu-dit Thiémoy. Ces droits avaient été donnés par le Duc de Luxembourg, seigneur de Piney, moyennant une redevance annuelle, par ménage, de neuf deniers tournois et d'un jambon de chaque porc tué.

Aujourd'hui cette propriété de Thiémoy est partagée entre Onjon et Bouy d'une part et Piney de l'autre. La portion indivise possédée par Onjon et Bouy est en partie plantée d'arbres, en partie en étang, et en partie cultivée. Cette portion indivise entre Bouy et Onjon appartient pour les trois cinquièmes à Onjon et pour le reste à Bouy : l’ensemble mesure 85 hectares 15 ares.

 

Le premier bâtiment connu se composait de trois salles contiguës; l’une servait de classe, l'autre de chambre pour l'instituteur et la troisième de mairie. Deux cabinets étaient derrière. Il y avait une cave sous la mairie et un grenier sur l'ensemble de l'édifice. Ce bâtiment tomba dans un tel état de vétusté que toutes les réparations devinrent impossibles.

 

La reconstruction de l'école et de la mairie fut donc envisagée et réalisée en 1904.

 

Une propriété située au centre du pays se présentait avec une maison d'habitation d'un bel aspect, elle appartenait à Mme VALLOIS, Vve de J.B. THIBAULT, qui désirait la vendre. Cette propriété était belle, bien aérée, éloignée de tous lieux bruyants, on pouvait y tracer une cour spacieuse abritée des vents du Nord par un préau. La commune décida donc de l'acquérir avec l'intention d'en faire l’habitation de l'instituteur et de construire de chaque côté une aile pour la mairie et l'école. La population étant assez variable, la salle de classe fut prévue pour 48 élèves.

 

L'ancienne école, décrite plus haut, fut vendue à CAMILLE ISAMBERT en 1907.

 

Le mouvement de la population d'Onjon prête à de curieuses observations :

En l'espace de 10 ans (1770 à 1780), on trouve 220 naissances soit une moyenne annuelle de 22 naissances !

De 1720 à 1732 on enregistre 164 naissances contre 51 décès.

De 1780 à 1790 sur 209 décès on observe la mort de 110 enfants de moins de deux ans soit plus de la moitié du chiffre total des décès. Malgré l’effrayante mortalité infantile les naissances l'emportant sur les décès au cours du XVIIIème siècle. Mais à partir du XIXe siècle, il en va tout autrement : ainsi on trouve 37 naissances et 73 décès de 1870 à 1876.

Onjon comptait jadis 500 communiants, cela suppose un fort déclin après le terrible incendie de 1694 : en effet " plusieurs habitants abandonnèrent le pays pour aller s'établir ailleurs".

Il est en somme assez difficile de calculer la population d'Onjon avant la Révolution car on comptait par feux pour la répartition des communaux. Depuis que les recensements se font par individus, Onjon accuse un maximum de 482 habitants en 1821, aujourd'hui il y a environ 250 habitants.

 

Voici quelques noms de vieilles familles d'Onjon :

 

AUBRON - BEAUGRAND - BIETRIX - BOURGOGNE - BRIET -BRUNELLE- CABUT - CAILLOT - CARRE - CHAUVELOT - CHEVREUX -CHOFFARD -CLEMENT - COLLARD - CUISIN - DOUGE - DRIE -DUMANCHE - DUMONS -GALLOIS - GOMBAULT - GONTIER - GROUIL-LON - GUILLIER - HENRION -ISAMBERT - JACQUARD - LABILLE-LIONNET - MAILLY - MERAT - MERGEY -MICHAUX - PERSON -RICARD - ROBERT - ROUILLOT - SAUVAGEOT -SIMARD - SIMONNIN-THIENOT - THOMAS - TISSERAND - VALLOIS.

 

Quelques mots sur l'historique du château d'ONJON:

 

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